05 novembre 2009
Un poule tous, tous poule un!
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Un poule tous, tous poule un!
Christian Jolibois/Christian Heinrich. Pocket Jeunesse.
Les revoilà pour la dixième fois les p'tites poules audacieuses et malignes. Cette fois, il est question d'une toison d'or, de trolls, d'un roi soleil, mais surtout d'amitié, d'union qui fait la force. Et c'est toujours plein d'humour, de jeux de mots et de clin d'oeil historique ou littéraire. Alors en route vers l'aventure sans plus attendre avec Carmen, Carmélito, Coquenpâte, Molédecoq, Liverpoule et compagnie. Et "Un poule tous, tous poule un!"
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04 novembre 2009
Des nouvelles de mon chat
Après Mon chat le plus bête du monde et Quand mon chat était petit, voici Des nouvelles de mon chat. Enfin, du chat de Gilles Bachelet.
Suite à un déménagement provoqué par la taille de l'animal, son chat découvre la campagne et... l'amour, auprès d'une ravissante petite chatte. C'est l'occasion une nouvelle fois de scènes burlesques, cocasses, truculentes, à la hauteur de son chat.
Il semblerait que Gilles Bachelet voulait appeler ce nouvel opus "Pour en finir avec mon chat". L'éditeur n'était pas très chaud. Dommage, c'était, je trouve, un titre excellent, ambigü et drôle.
En dernière page, 16 couvertures d'albums autour de son chat qui ne paraîtront pas. Trop bon!!
Des nouvelles de mon chat. Gilles Bachelet. Le Seuil.
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03 novembre 2009
Malo de Lange, fils de voleur
Malo de Lange, fils de voleur
Marie-Aude Murail. Ecole des Loisirs Neuf.
Plongez dans le Paris de "La porteuse de pain" ou de Vidocq pour suivre les aventures rocambolesque de Malo, jeune orphelin au destin marqué par un tatouage de fleur de lys à l'épaule, le tatouage des bagnards. Suivez-le de Tours, où il vivait avec ses tantes Amélie et Mélanie, jusqu'au Lapin volant, une taverne parisienne mal famée. Mettez-vous à l'arguche des grinches que connaît si bien La Bouillie. Tremblez, pleurez, riez aux côté de ce personnage qui cherche sa voie entre le bien et le mal mais qui à chaque situation à la formule adaptée : "Je pourrais avouer tout de duite ce que c'était, mais je garde toujours le meilleur pour la fin, comme disait le cannibale en se mettant la cervelle de côté" ou "J'aime bien qu'on me respecte, comme disait la Belle au bois dormant en filant une beigne au prince Charmant qui venait de l'embrasser".
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27 octobre 2009
Rita et Machin
Revoilà Rita et Machin. J'adoore Rita et Machin. Vraiment! (Non, j'adoore pas tout, loin de là, y a des tas de bouquins que j'aime paas mais j'en parle pas, c'est tout...) Donc, ouais, Rita et Machin je les aime. J'aime le format, la couv. blanche, avec une couleur, reprise sur la tranche et la touche de ce rouge bizarre un peu fluo commune aux deux personnages, la tache sur l'oeil de Machin, et le vêtement de Rita. J'aime le trait de crayon de papier d'Olivier Tallec sur les pages toutes blanches, et la touche du rouge bizarre. J'aime Rita et son petit caractère. J'aime Machin et sa façon de composer avec le petit caractère de Rita. J'aime leur relation à tous les deux. Et puis, quels jolis noms Rita et Machin!
C'est dit! Si un jour j'ai un chien, je l'appelle Machin!
Alors, deux nouveautés :
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Rita et Machin La niche
J.P Arrou-Vignod/Olivier Tallec. Gallimard
Grande nouveauté : on achète une niche à Machin. Il faut l'aménager, c'est son nouveau nid douillet après tout. La première nuit arrive. Machin est comme un roi dans son nouveau chez lui. Rita a son lit pour elle toute seule. Chacun va pouvoir profiter de son nouvel espace. Enfin, pas si sûr...
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Rita et Machin à Paris
J.P Arrou-Vignod/Olivier Tallec. Gallimard
C'est un peu comme un hors-série parce qu'on change de format. Plus grand, il a la taille d'un album "normal".
C'est la première fois que Rita et Machin vont à Paris. Comme ils sont impatients, ils n'attendent pas que Papa et Maman soient réveillés et ils partent à la découverte de la capitale, seuls. A eux la tour Eiffel, Notre-Dame, le Louvre, Montmartre, les grands magasins...
Y a un peu de Sempé dans le Paris de Tallec, j'aime bien. A quand Rita et Machin à New-York? Ça me plairait!
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25 octobre 2009
Poussière rouge
Poussière rouge
Gillian Slovo. Scripto. Gallimard.
Ce soir, je regarde Une saison blanche et sèche, réalisé par Euzhan Palcy en 1989, d'après le roman d'André Brink. Ça se passe en 1976, en Afrique du Sud. Et je repense à Poussière rouge paru il y a quelques années, en 2006, chez Gallimard. C'est sur l'après-apartheid, c'est un magnifique roman, effrayant mais magnifique sur un pays qui tente de réconcilier bourreaux et victimes. A lire, vraiment.
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22 octobre 2009
Le secret du chant du rossignol
Le secret du chant du rossignol (d'après le conte de H.C. Andersen)
Peter Verhelst/Carll Cneut Pastel
L'objet déjà est beau. Bel album, dos toilé, tranche dorée, couverture, ben voyez par vous même. Jusqu'à la page 7, pas une illustration, juste le texte, décalé sur la droite de la feuille, laissant une large marge blanche. Il nous conte la création du jardin merveilleux de l'empereur.
Puis, vient une double page où l'illustration pleine page nous saute à la figure. Et l'histoire repart, avec une petite fille comme narratrice, la petite cuisinère qui sait ce qu'est un rossignol. On retombe sur la trame du conte d'Andersen. Le rossignol, tout petit, tout gris, mais son chant si merveilleux, l'oiseau mécanique qui va le remplacer, le vrai rossignol au ban de l'empire, la panne du mécanique et la tristesse de l'empereur. Mais que cette narratrice est fraîche, vive, attentive. Que le passage sur le chagrin est beau. Les illustrations de Carll Cneut, ben j'suis pas fan d'habitude, mais y en a que je découperais bien pour encadrer. Quant au secret, je ne dirai rien. Les secrets, je les garde pour moi.
"...j'éprouve une sensation que je n'arrive pas à nommer. .../... Ça ressemble à l'envie d'une chose qui peut-être n'existe plus."
"Une chose était certaine : le chagrin était si lourd que personne n'était en mesure de bouger ni de parler."
"Je ne sais combien de temps je restais ainsi, mais une chose est certaine : il y a toujours quelqu'un pour entendre, quand bien même le chagrin s'efforce d'étouffer chaque bruit."
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19 octobre 2009
Tchou Tchou!
Tchou Tchou! Un train pour jouer et voyager
Naokata Mase. Le Sorbier
Voilà un livre tout mimi pour les petits, venu tout droit du pays du soleil levant.
Montons en gare dans ce petit train à deux wagons. Traversons tour à tour des paysages aux multiples détails, puis les tunnels où tout est noir sauf l'intérieur des wagons. Et observons. Observons les différentes scènes qui nous sont offertes : paysages montagneux enneigés, bord de mer, champs de fleurs et sous les tunnels, les personnages des wagons qui s'installent, pique-niquent , jouent, se chamaillent... Sur les pages noirs qui correspondent aux tunnels, des petites découpent marquent l'entrée et la sortie. Et une fois arrivée à la fin, hop, on repart en sens inverse. Charmant!
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18 octobre 2009
Annie du lac
Annie du lac
Kitty Crowther. Pastel
Annie est seule, triste, "il y a quelque chose de noir qui la remplit de l'intérieur.". Elle vit près d'un lac, le lac aux trois îles près desquelles elle va pêcher son poisson. Mais une nuit d'orage, une nuit où Annie étouffe d'angoisse, une nuit où son coeur est noir, elle décide de mettre fin à sa vie, en sautant au milieu du lac. Mais c'est là que tout commence, c'est là que le lendemain, sur la rive du lac, elle retrouve le sourire et la joie de vivre. Elle a découvert le secret des trois îles...
Encore une fois, Kitty Crowther nous propose avec talent, une histoire sensible et émouvante. Son personnage féminin, son univers graphique, le récit fait au présent nous donne une impression de proximité, de confidence faite au creux de l'oreille.
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11 octobre 2009
Le métier de papa
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Le métier de papa
Rachel Corneblit/ Nikol. Rouergue zigZag
Les quatre premières pages de ce roman sont un répertoire des métiers de chaque papa des camarades de classe de Paolo. Et puis, sur la cinquième, qui est toute noire, il y a marqué : "Mon papa, il est voleur. Ou violeur. Ou assassin. Tueur. Voilà ce qu'il est, mon papa. Je ne sais pas trop."Ben, j'peux vous le dire, ça jette un froid. Surtout si comme moi, on ouvre un roman sans lire la quatrième de couverture...
Le papa de Paolo est en prison, mais Paolo ignore pourquoi. Personne ne lui en a expliqué la raison. Alors, il imagine. Alors, il se protège : il n'est pas triste, il ne pleure pas, il n'a plus de sentiment, il se croit vide. Alors, il ne va pas au parloir chaque dimanche. Pourquoi faire? Il s'en fout de son papa. Mais Magnolia dont le papa chante comme Claude François est attirée par ce garçon que rien n'intéresse.
Un roman junior qui sonne juste, sans tomber dans le pathos.
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02 octobre 2009
Les mille ruses de Chabas
(J'ai écrit cette note pendant les vacances, en août mais je ne l'avais toujours pas publiée. J'y change rien, même si depuis j'ai lu J'irai au pays des licornes à l'École des loisirs en médium et que je suis en train de lire Les ivresse, roman adulte chez Calmann-lévy.)
Il y a forcément des auteurs que l'on suit en tant que libraire, pour des tas de raisons, professionnelles la plupart du temps. Lui, je le suis mais pour moi d'abord, j'sais pas trop pourquoi. Peut être parce qu'à chaque fois, la surprise est totale.
Quand j'en commence un de ses romans, au bout de quelques pages, j'm'dis "Pétard, mais comment il fait?? Comment il fait???"
La première fois que j'en ai lu un, j'ai cru qu'il était une femme. Ben oui, je ne m'étais pas attardée sur l'auteur, et quand j'ai explosé de rire à la fin du premier chapitre, je me suis demandée qui était la minette qui avait écrit ça. C'était lui. C'était Les aventures de Kiki Maurochez Thierry Magnier. Je lance d'ailleurs un appel : je suis "preneuse" de ce livre qui n'est plus disponible chez l'éditeur. Bref.
Quand on suit un auteur, en tout cas, quand je suis un auteur, je le cherche derrière ses mots, derrière ses histoires. J'essaie de percevoir l'homme, la femme, l'enfant, l'humain. Bien, pas bien... J'imagine que l'auteur n'aime pas ce genre de jeu de la part du lecteur. Ou peut être que ça l'amuse. Ou peut être qu'il s'en fiche. Je sais pas. Mais c'est plus fort que moi. Je cherche peut être pourquoi il me touche. Re bref.
Lui, il m'étonne à chaque roman. Quand je crois l'avoir trouvé, quand je crois avoir quelques pistes, il les efface et je me retrouve avec des élèments sans queue ni tête. Ça donne quelque chose comme ça :
Il doit avoir dans les 110 ans. Il a vécu sur tous les continents. Il aime les gens, les personnes, mais ce doit être un ermite. Il aime la mer, le désert, la montagne. Il connaît bien les armes et les arts martiaux. Il a fait de la prison? Peut être a-t-il même était dans l'armée? ... Ouais, ça tient pas la route hein... Et puis on s'en fiche...
Mais ça m'est égal, je continue mon petit jeu de piste qui n'amuse que moi. Parce que Jean-François Chabas est un auteur qui me fascine. Pour moi, ses romans ont toujours un petit goût de vécu, ses personnages improbables sont justement tout à fait vraisemblables et tellement humains.
Bon, alors, ça fait un peu "fan de" mon p'tit discours. Et pourtant, je les aime pas tous les romans de Chabas, ou du moins, y en a que j'aime moins. Y en a que je trouve "mélangé", pas fini, mais en même temps, des fois, je me dis que c'est fait exprés, que ça s'explique... Mouais, je lui trouve toujours des excuses... Peut être...
Et en plus, j'ai même pas encore lu tous ses romans. Presque hein, mais pas tous. Je m'en garde sous le coude pour les jours de grands vides.
Tout ça pour vous parler du dernier Chabas, enfin, d'un des Chabasà paraître à la rentrée. Y en a un à paraître à l'École des loisirs, mais ma complice a mis la main dessus avant moi. Moi, j'ai lu celui à paraître chez Casterman.
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Les mille ruses du renard volant
Jean-François Chabas. Casterman
C'est Waldo qui nous parle. Waldo, le père de Lillian, de la belle, de la pétillante Lil, sa fille chérie. Lil qui, l 20 ans, s'est engagée dans le corps de l'US Marine pour payer ses études en médecine. Lil qui se retrouvera 7 mois plus tard en Irak. Lil qui en reviendra quelques mois plus tard encore, irrémediablement changée : blessure au cerveau.
C'est la colère de Waldo qui parle, l'énorme colère de Waldo. Contre son ex-femme, contre l'armée, contre les Etats-unis, contre lui aussi...
C'est triste, évidemment, touchant, mais c'est drôle aussi, beaucoup. C'est vivant. Et tant qu'y a de la vie...
Et le titre? Ben je vous laisse découvrir, j'aime pas tout dire.
Juste un dernier mot pour vous dire que mon préféré c'est Prières à l'École des loisirs en médium.
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16, rue Othon Péconnet


